Cédric Barbosa : « Dégageons plus de sérénité »

Avec Bertrand Laquait et Nicolas Goussé, Cédric Barbosa (en photo ci-contre) compose la véritable colonne vertébrale du jeu haut-savoyard. Le milieu de terrain de l’ETG FC, par ailleurs meilleur passeur de sa formation, aborde avec beaucoup de prudence le déplacement chez l’avant-dernier, Hyères, vendredi à 19h00. Et insiste sur la nécessité pour les Roses de jouer libérés.

Cédric, es-tu d’accord pour dire que vous avez livré l’une de vos meilleures prestations, samedi dernier, contre Pacy/Eure ?

Cédric Barbosa : « La meilleure non, car pour moi, cela reste Reims. Après, oui, forcément, quand il y a le résultat au bout, c’est toujours positif. Maintenant, je crois que nous avons pris le match par le bon bout. Nous nous sommes créés quatre ou cinq occasions franches, sans pour autant pouvoir concrétiser. Ce n’était pas évident, car nous n’étions pas à l’abri d’un but. Et puis, on avait un peu la pression car tous les poursuivants s’étaient imposés la veille. »

Quel regard portes-tu sur ce championnat de National ?

C.B. : « C’est vrai, il faut le dire, le National, ce n’est pas la Ligue 1. Ce n’est pas le même style de jeu. Je ne dis pas que c’est faible, loin de là et ce ne sont pas mes propos. Cela dit, certaines rencontres se rapprochent de la Ligue 2, notamment au niveau de l’intensité, de la culture tactique ou bien de l’intelligence de jeu. Le niveau reste bon. C’est plus physique, aussi. Le match à Reims, par exemple, ressemblait plus à de la Ligue 2. »

Personnellement, comment juges-tu ta saison ?

C.B. : « Je ne suis pas pleinement satisfait car on peut toujours faire mieux. Je pourrais être plus décisif. Après, il a fallu s’adapter au niveau. Quand tu es en Ligue 1, ça joue plus vite, il y a plus d’espaces. Là, en National, tu es obligé de faire deux ou trois contrôles avant de trouver un partenaire. Je peux faire mieux, c’est certain. Le côté positif, c’est que je suis meilleur passeur de l’équipe. Ça a toujours été mon point fort, d’ailleurs. Je suis plus un passeur qu’un buteur. Mais au final, je ne serai content que si l’on monte en fin de saison. Je suis venu pour ça. C’était la mission de départ. »

« Le début de match sera important »

Vous vous rendez à Hyères, avant-dernier au général…

C.B. : « Ce sont toujours des matches compliqués. Il faudra être costaud. C’est souvent dans ce genre de rencontres que nous avons du mal. A Luzenac, par exemple, on a été en difficulté. Le début de match sera très important. Car ça peut vite mettre en confiance l’adversaire si on n’entre pas bien dans la rencontre. »

Vous attaquez une série décisive dans la lutte à l’accession. Car après Hyères, c’est Créteil qui arrive à Moynat…

C.B. : « Je ne veux pas parler de Créteil, d’abord parce que je serai suspendu et puis parce qu’avant, la rencontre à Hyères est beaucoup plus importante. On ne doit pas encore penser à ça. On sait que vendredi, Créteil reçoit Troyes et que l’une des deux équipes ou bien les deux vont perdre des points. On pourrait, en cas de succès, réaliser une bonne opération. »

A quel genre de rencontre t’attends-tu ce vendredi ?

C.B. : « D’abord, on doit agir au lieu de réagir. Si on pouvait éviter de se mettre en difficulté tout seul, ce serait bien. A Luzenac, on leur a laissé prendre, petit à petit, confiance. Il faut que l’on dégage davantage de sérénité. On est leaders, quand même ! Il n’y a pas à stresser. »

Propos recueillis par Ju.D. – Crédit Photo : Serge Deville