L’effet Casoni
Appelé à la tête de l’Evian Thonon Gaillard Football Club fin janvier dernier, Bernard Casoni (en photo ci-contre) a rapidement insufflé un nouvel élan aux Roses plus que jamais leaders. L’ancien défenseur de l’Olympique de Marseille a déjà posé sa patte en Haute-Savoie. C’est l’effet Casoni.
Son arrivée aura fait, forcément, parler. Beaucoup parler. Fin janvier, après une défaite peu reluisante au Paris FC, et à quelques jours d’un déplacement historique au Parc des Princes pour affronter le PSG, en 16ème de finale de la Coupe de France, les dirigeants haut-savoyards décident de mettre fin à leur collaboration avec Stéphane Paille. Et font appel, alors, à Bernard Casoni. « J’ai discuté avec Pascal (Dupraz ndlr), et Patrick Trotignon. Puis j’ai rencontré Franck Riboud, le PDG de Danone, et je peux dire que cela a été déterminant. » avance celui qui dirigera, samedi contre Créteil, son huitième match sur le banc des Roses. Alors, après un peu moins de deux mois à la tête du club haut-savoyard, Casoni a déjà imposé sa griffe. Rigoureuse, mais juste. « J’ai ma façon de procéder, je suis comme je suis. A Hyères, dernièrement, l’équipe a répondu à mes attentes en mettant beaucoup de cœur dans la partie. » Du cœur, du courage, un état d’esprit, voilà des valeurs qui comptent pour coach Casoni. Alors, il a fallu découvrir un nouveau championnat. Un nouvel effectif aussi. Dans les tribunes contre Louhans-Cuiseaux (juste avant sa prise de fonction officielle ndlr), l’ancien entraîneur bastiais avait pu se faire une petite (et très rapide) idée de ses futurs joueurs. A l’heure actuelle, il n’est pas déçu. « L’effectif est très conséquent. Il y a de la qualité et ce n’est pas évident pour moi, tous les week-ends, de faire des choix. Car des garçons qui ne sont pas retenus mériteraient certainement de l’être. Je me mets donc à leur place. Mais ils savent aussi que la porte n’est fermée pour tout le monde. » Fin tacticien et porté sur l’offensive – malgré son insistance sur l’importance de la tâche défensive – Casoni est donc satisfait. Lui qui est toujours invaincu. « Oui, c’est forcément positif. L’équipe est cohérente. On prend moins de buts et on continue d’en marquer. » poursuit-il.
« On n’a encore rien fait ! »
S’il revient un petit peu en arrière, coach Casoni retient surtout la victoire obtenue à Reims. « Ce match m’a beaucoup plu. Pendant 80 minutes, l’équipe a montré vraiment quelque chose. Après, c’est sûr, on a subi lors des dix dernières minutes mais bon, le contenu était au rendez-vous. Je le savais, de toute manière, le National est un championnat très serré. » Sans se prendre la tête, l’ancien défenseur de l’OM ne veut pas tirer de plans sur la comète. Certainement pas. « Du calme, des matches, il en reste beaucoup. Certes, nous sommes actuellement dans l’objectif. Mais nous n’avons encore rien fait… » insiste Casoni. Qui ne fait pas une montagne de la venue de Créteil, samedi, à 18h00 à Moynat. « Un choc ? Le match à Hyères était tout aussi important. D’accord, si on les bat, on les mettrait à dix points mais après on ira à Gueugnon et ce sera également difficile. Chaque match a sa vérité et les résultats que nous obtiendrons ne seront le fruit que d’un travail permanent. Et d’un état d’esprit, j’insiste bien. » Automatiquement et à juste titre, l’entraîneur haut-savoyard réduit l’enjeu de la venue des Parisiens. Mais tout le monde en convient. L’ETG FC pourrait, en cas de victoire, réaliser un très grand pas vers la Ligue 2. Plus facile à dire qu’à faire, certes. « Il faudra être très concentré. » poursuit Casoni. « Rigoureux, aussi. Mais bon, ça ne changera pas de d’habitude. Il y aura seulement trois points en jeu. » Alors, si on parle un peu de la suite des événements – il ne s’est engagé avec l’ETG FC que pour quatre mois et demi – Casoni est clair. « Je n’y pense pas. Certainement pas. Et je ne vais pas me prendre la tête avec ça. Ce qui compte, c’est le prochain match. » Créteil oui. Où l’effet Casoni ne demande qu’à se confirmer.
Ju.D. – Crédit Photos : Serge Deville et Yann Gross
Pascal Dupraz : « Caso, un vrai professionnel »
Le Directeur Sportif Pascal Dupraz connaissait Bernard Casoni. C’était à Toulon que leurs chemins s’étaient croisés. « C’était déjà un vrai pro quand il était joueur. » avance Dupraz. « Et cela se confirme depuis qu’il est entraîneur. Avec Bernard, rien n’est laissé au hasard. Il inspire le respect. » Le Directeur Sportif haut-savoyard est même dithyrambique. « Quand tactiquement, il présente quelque chose aux joueurs, ces derniers sont obligés d’adhérer à son discours. Il part toujours de constats simples. Sa méthode repose sur le travail, la rigueur, l’effet de groupe. » En Haute-Savoie, la côte de popularité de Casoni commence à grimper. Et elle pourrait vite exploser si l’ETG FC accède à la Ligue 2.
Ju.D.

















