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Bernard Casoni : « Il faut se lâcher »

Son influence sur le groupe haut-savoyard n’est plus à prouver. Son aura non plus. Bernard Casoni (en photo ci-contre), lié à l’ETG FC pour deux saisons encore, est impatient de reprendre la compétition. Juste avant le premier match officiel, ce vendredi, à 20h00, à Strasbourg, coach Casoni fait le point. Sur la préparation, le recrutement et les objectifs.

Bernard, comment s’est déroulée la préparation ?

Bernard Casoni : « Bien. C’est conforme à ce que je voulais. Jusqu’au match de Grenoble, j’ai senti énormément de rigueur. On était dans la continuité. Après, il y a eu quelques impondérables. Au niveau des matches amicaux, je suis satisfait. A part le dernier, contre l’OL, où nous aurions préféré affronter l’équipe première plutôt que la CFA. »

Quel regard portez-vous sur le recrutement ?

B.C. : « Le groupe constitué est de qualité. J’avais des premiers choix que nous n’avons pas pu faire pour différentes raisons. Mais cela ne veut pas dire que les joueurs qui sont arrivés ne sont pas bons. Bien au contraire, tous les nouveaux joueurs correspondent aux profils recherchés. Je les voulais. Après, on doit aussi tenir compte du marché et de l’aspect financier. Globalement, je suis content. »

Vous manque-t-il encore quelques éléments ?

B.C. : « Avec Goussé qui s’est récemment blessé, il nous faut encore un attaquant et un milieu. De toute manière, on ne prendra pas pour prendre. On a jusqu’au 31 août pour finaliser des dossiers. Et souvent, c’est sur la fin que les bons coups se réalisent. »

Quels objectifs vous êtes-vous fixés cette saison ?

B.C. : « Quel est l’objectif du club ? C’est le maintien, à la meilleure place possible. Après, on peut se maintenir et finir à la troisième place (rires)… Là, actuellement, j’ai une équipe qui tient déjà la route. J’attends aussi le comportement des joueurs de l’année dernière. »

« Une répétition générale »

Justement, conserver le noyau dur de la saison dernière était une volonté…

B.C. : « C’est une force. On a des joueurs de qualité qui évoluaient la saison dernière en National et il était logique qu’ils poursuivent avec nous en Ligue 2. Cependant, il faut ajouter à cela de l’expérience, des joueurs rompus aux joutes du haut niveau. Ça a été le cas avec Lacour par exemple. »

Votre équipe, quoi a réalisé un formidable parcours la saison dernière, est forcément attendue…

B.C. : « Oui, évidemment. Mais même moi, je suis attendu ! On part quand même dans l’inconnu mais nous devons nous appuyer sur ce que l’on a fait la saison dernière. On doit aussi se remettre en questions. Individuellement et collectivement. »

Y’a-t-il une vraie différence entre le National et la Ligue 2 ?

B.C. : « Oui, on monte d’un cran donc automatiquement le niveau est plus élevé. Il y aura plus d’intensité mais aussi plus de rigueur. De toute manière, quand vous montez d’un cran, il faut donner au moins 20 % de plus. C’est automatique. »

Kévin Bérigaud sera également scruté de près…

K.B. : « Il n’y aura pas que lui. Chacun a sa carte personnelle à jouer. Tous les joueurs de l’année passée seront aussi attendus. Maintenant, c’est au travers du collectif qu’ils y arriveront. Si on défend mal et que les ballons ne ressortent pas, Bérigaud ne marquera aucun but. Le foot, c’est une affaire collective. »

Vous vous rendez ce vendredi à Strasbourg. Ça y est, la compétition est de retour…

B.C. : « Je vais dire que ce sera une répétition générale même si c’est une rencontre éliminatoire. Il faut se lâcher, y aller. On devait recevoir, on doit finalement se rendre à Strasbourg. C’est un handicap. Cette saison, il y aura pas mal de difficultés. Le stade d’Annecy, par exemple. On n’a aucun repère. Mais ne nous plaignons pas. De toute manière, on n’a pas le choix. »

Propos recueillis par Ju.D. – Crédit Photo : Serge Deville

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