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Les armes à la main…

L’ETG a été battu samedi soir à Rennes (3 – 2), après avoir pourtant mené en première mi-temps (2 – 1). Mais rien ne peut être reproché aux Roses qui n’ont pas été gâtés par les faits de jeu…

Après avoir remplacé Bertrand Laquait, victime d’une fracture du tibia, Stephan Andersen n’a pu empêcher le Stade Rennais de Féret de s’imposer à l’arraché.

Stade de la route de Lorient (Rennes). Temps froid, pelouse en bon état. 17 782 spectateurs.
But : Féret (10e et 86e), Hadji (77e) pour Rennes ; Barbosa (19e), Wass (32e) pour l’ETG.
Arbitre : M. Moreira assisté de MM. Zitouni et Ocak.
Avertissements : Doumbia (3e), Kembo (44e) à Rennes ; Poulsen (23e), Angoula (35e), Sorlin (49e) à Rennes.
Expulsion : Kana-Biyik (89e) à Rennes.

RENNES : Costil – Danzé (cap) – Kana-Biyik, Mandjeck puis Mavinga (80e), Théophile-Catherine – Doumbia, M’Vila – Kembo puis Boukari (75e), Féret, Pitroipa – Montano puis Hadji (67e). (Entraîneur : Frédéric Antonetti)

ETG : Laquait puis Andersen (55e)- Dja Djédjé, Angoula, Cambon, Ehret – Wass puis Adnane (84e), Poulsen, Sorlin (cap), Barbosa puis Tié Bi (75e) – Khlifa, Sagbo. (Entraîneur : Bernard Casoni)

Reproduire le match à Lille (1 – 1). C’était le leitmotiv des Roses au moment du coup d’envoi face à une équipe de Rennes très en forme et sur un nuage après son succès à Lyon. Les Haut-Savoyards n’avaient pas de complexe à avoir puisque Nancy ou Valenciennes étaient repartis avec un point dans leurs valises.
Mais l’ETG, qui pensait ouvrir le score sur une tête d’Angoula repoussée sur sa ligne par Pitroipa (9e), était vite mis en difficulté. Sur l’action suivante, Féret réalisait un superbe numéro personnel. Il éliminait un à un quatre joueurs. Laquait sortait ensuite à sa rencontre mais le milieu rennais piquait son ballon (1 – 0, 10e).
Les hommes de Casoni savaient qu’ils n’avaient pas le droit à l’erreur, ils étaient punis sur le premier relâchement. Rennes enflammait la rencontre, à l’image de Théophile-Catherine dont la frappe rasait la transversale de Laquait (15e) ou de Féret dont la reprise de volée était détournée par le même gardien haut-savoyard grâce à un arrête réflexe de classe (17e). La tâche s’annonçait compliquée… et puis Barbosa remettait les compteurs à zéro ! Une remise de la tête de Sagbo mettait aux dix-huit mètres l’ancien Rennais en position. Sa reprise était imparable (1 – 1, 19e). Le milieu rendait hommage à… Guillaume Lacour, son coéquipier, tout juste opéré à la cuisse. Contre le cours du jeu, l’ETG était de nouveau dans le sens de la marche. Et il n’avait pas fini de nous surprendre et d’étonner les supporters rennais. Sur un ballon appuyé de Barbosa, M’Vila, involontairement en taclant, poussait le ballon pour Wass dans la course. Le Danois, entré dans la surface, frappait au premier poteau du gauche, 1 – 2, 32e ! Incroyable scénario !

Laquait sort sur blessure…

Rennes était sonné et allait le montrer jusqu’à la mi-temps en balbutiant son football. Seul Pitroipa inquiétait la défense de l’ETG sur une frappe puissante mais au-dessus (44e). Laquait veillait ensuite sur une tentative de Montano (45e). 2 – 1 au repos pour les Roses, on se frottait les yeux pour y croire dans un premier acte joué sur un rythme effréné !
Les Haut-Savoyards revenaient des vestiaires avec les mêmes intentions, dans une position enviable. Jouer le contre à l’extrême avec ses deux flèche Sagbo et Khlifa en comptant évidemment sur la solidité de son bloc défensif.  Un bloc qui allait perdre un de ses éléments, son gardien. Dans un choc avec Montano, Laquait y laissait son tibia (fracture, 55e). Stephan Andersen sortait du banc depuis son match face à Caen et était vite mis sur la brèche. Il sauvait l’ETG en sortant rapidement sur Montano (63e). Rien de mieux pour le mettre en confiance dans un contexte difficile.
Rennes, qui n’avait pas encore perdu un match à domicile, ne lâchait toutefois pas l’affaire. Même sans être vraiment dangereuse, la formation de Frédéric Antonetti parvenait à égaliser. Un coup de billard revenait dans les pieds de Hadji, le Marocain, pourtant à terre, poussait le ballon dans les buts d’Andersen (2 – 2, 77e).
Les choses s’emballaient ensuite. Pitroipa centrait dans la surface, le ballon heurtait la main de Sorlin, M. Moreira désignait le point de penalty. Transformé par Féret (3 – 2, 86e). Bernard Casoni, lui, était prié de regagner les tribunes pour avoir félicité ironiquement l’homme en vert…
La fin de match était folle, décousue et presque surréaliste. Kana-Biyik écopait d’un carton rouge pour un geste d’humeur sur Khlifa. L’arbitre donnait penalty avant de se rétracter. Un dernier tir d’Adnane était sorti par Costil dans les arrêts de jeu. L’ETG mourait les armes à la main..

A Rennes, Ph.B. – Crédit photo : AFP

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