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Une chance à saisir

Toujours stoppé au stade des 16èmes de finale de la Coupe de France, l’ETG FC doit saisir l’opportunité de poursuivre l’aventure, samedi à 20h00, à Valence (CFA). Sauf, qu’en Coupe, c’est bien connu, les trois divisions d’écart qui séparent les deux formations seront rapidement effacées…

Vendredi après-midi. Le départ du groupe professionnel haut-savoyard pour Valence est fixé à 16h00. La montre affiche déjà… 16h00. Pablo Correa, au milieu de ses hommes, fait du rab. La voix porte, les gestes se font de plus en plus précis. L’entraîneur haut-savoyard replace ses défenseurs, travaille les phases arrêtées. « De l’envie, du mordant » répète, jusqu’à plus soif, le franco-uruguayen. Preuve, si certains en doutaient, que l’ETG FC prépare avec le plus grands des sérieux son déplacement à Valence, formation de CFA. « Au coup d’envoi, il n’y aura plus d’écart entre les deux équipes. » prévient l’entraîneur de l’ETG FC « Il ne faut surtout pas préparer cette rencontre différemment d’un match de Ligue 1. Ce serait une grave erreur. » renchérit Brice Dja Djédjé. Le latéral droit s’attend, même, à des débats compliqués. « Ce sera dur, c’est une évidence. » Pour ne pas tomber dans le piège, les Haut-Savoyards devront se montrer réalistes. Tout ce qu’ils n’avaient pas réussi à faire à Metz, en dépit de multiples occasions. « Nous devrons répondre présents dans l’impact physique. » réplique Fabien Mira, l’entraîneur de Valence. L’équipe valentinoise, qui avait fait chuter Laval au tour précédent, n’aura strictement rien à perdre. Mais plutôt tout à gagner.

Pour un 8ème de finale historique ?

Toute la semaine, le staff haut-savoyard a maintenu les troupes sous pression. Pas de répit, pas de relâchement. Et il n’y aura pas de justifications possibles. « Les blessures, bien sûr qu’elles me dérangent soupire Pablo Correa. Mais ce ne sera certainement pas une excuse. » Face à la fougue locale et devant un public surchauffé (les Roses ont tout de même l’habitude), la patience sera une vertu obligatoire aux coéquipiers d’Aldo Angoula. Le caractère aussi. « C’est une question de mental. A Metz, on n’a rien lâché et c’est ça aussi, l’esprit Coupe de France. » enchaîne Correa qui devrait aligner Rippert sur le flanc gauche de la défense suite à la blessure de Fabrice Ehret. Quoiqu’il en soit, et même si le respect prévaut, l’ETG FC se doit de se qualifier. Histoire de décrocher un 8ème de finale historique pour le club (Voir plus bas). Mais pas pour coach Correa. « Ce sera historique seulement si nous allons au bout de la compétition. » Bien avant cela, Evian Thonon Gaillard doit saisir sa chance. Celle de rêver encore à un parcours magique. Pour cela, et comme toujours en Coupe de France, seule la qualification sera belle.

Ju.D. – Crédit Photo : Jean-Christophe Verhaegen/AFP

Quatre 16èmes, et c’est tout…

L’ETG FC a disputé les saisons précédentes quatre 16èmes de finale (sous ses anciennes appellations). En 2003-2004, le Football Croix de Savoie 74 avait chuté face à Rennes (de Cédric Barbosa) 0-2 au Parc des Sports d’Annecy. En 2008, l’Olympique Croix de Savoie 74 n’avait été battu que dans les toutes dernières minutes face à l’OL (de Sidney Govou) 0-1 au stade Joseph Moynat de Thonon-les-Bains où 6000 personnes s’étaient amassées. Deux ans plus tard, en 2012, l’ETG FC, alors en National, s’était rendu au Parc des Princes où il n’avait pas réussi l’exploit (défaite 3-1). L’année dernière, après une superbe qualification aux dépens de l’OM, les Roses avaient été stoppés à Strasbourg, club de National, 1-0. Quatre 16èmes de finale donc. Et puis c’est tout… En espérant plus. Dès samedi ?

Ju.D.

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