Govou : «Je n’ai jamais rien...
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Ils étaient prévenus

Face à une courageuse équipe de Valence, l’ETG a fait parler son expérience et s’est qualifié, sans trop trembler, pour les 8e de finale. Au tour suivant, c’est un adversaire d’un autre calibre qui se présentera : le Stade Rennais.

Toute la semaine, ils avaient répété le même discours. La coupe est un match spécial, il ne faut jamais sous-estimer son adversaire, ou encore c’est le mental qui fera la différence, pouvait-on entendre du côté d’Amphion. Et samedi, au moment de reconnaitre la pelouse du stade George Pompidou vers 18h, l’annonce de l’élimination d’Ajaccio, par le club de CFA de Bourg-Péronas, les confortait dans leur détermination. Ce match, il faudra le prendre par le bon bout, devaient se dire les coéquipiers de Cédric Barbosa, capitaine d’un soir en l’absence d’Olivier Sorlin. Et effectivement, les Roses n’ont pas laissé le doute s’installer bien longtemps. L’ouverture du score précoce de Yannick Sagbo, sur un caviar de Sidney Govou, était le symbole de l’application et du sérieux des Haut-Savoyards pour ce match.
Certes, tout ne fut pas…rose. Les locaux, bien aidés par un chaud public valentinois, ont pressé et poussé pendant près de 80 minutes, sans toutefois se montrer bien dangereux. Seule une frappe, manquée, du Drômois Mathias Degache, pourtant à bout pourtant, fît frémir les visiteurs. C’était sans compter sur un Andersen vigilant. Dans la foulée, Ali M’Madi faisait taire les derniers espoirs de l’ASV, en inscrivant le second but de l’ETG et envoyant le club au tour suivant.

« Se qualifier là-bas »

Satisfait, le coach Pablo Correa avouera après le match avoir « aimé l’attitude de (son) groupe », qui n’a, de surcroit, pas « pas concédé trop d’occasions ». « On a été sereins », poursuivait, dans la même veine, le défenseur Cédric Cambon. Et au terme de cette rencontre, deux faits sont à retenir : il s’agit de la première victoire à l’extérieur de la saison, et les Roses n’ont pas encaissé de but, une première depuis septembre dernier (Bordeaux-ETG). Même face à un adversaire de niveau inférieur, ce sont deux grands motifs de satisfaction. A cela s’ajoute l’accession aux 8e de finale de la Coupe de France. Une première pour le club. « Qualification historique » déclara le Président Trotignon.
Hélas, le lendemain, le tirage au sort n’a cependant pas été des plus cléments. Les Roses se déplaceront en Bretagne, pour affronter le Stade Rennais. Une nouvelle fois, ils devront faire sans le soutien massif des supporters du Parc des Sports d’Annecy. Mais même si la tâche s’annonce périlleuse,  il serait dommage de s’arrêter en si bon chemin. Soyez rassurés, l’ETG compte s’y rendre avec de grandes ambitions et avec la ferme intention de s’y qualifier. « Notre club veut grandir et il doit passer par de tels matches pour y parvenir » réagissait le Directeur Sportif Pascal Dupraz après le tirage. « On ira se qualifier là-bas » déclarait l’ancien Rennais Cédric Barbosa. En championnat, fin novembre, les Haut-Savoyards s’étaient inclinés 3-2, dans une rencontre marquée par des coups du sort et la grave blessure de Bertrand Laquait. La déception fut terrible et ne manquera surement pas de motiver davantage les joueurs pour ce nouveau déplacement. Espérons que cette fois-ci, la déception bascule dans l’autre camp.

Flo.N. – Crédit Photo : AFP – P. Merle

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