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Weber : «Les U19 en sont capables»

Mercredi soir, sur les terrains de Saint-Disdille. A quelques jours du très important 32e de finale de Coupe Gambardella contre Montpellier (dimanche, 14h30 à Gaillard), le Directeur de la Formation et entraineur des U19, Nicolas Weber, dirige sa séance. En compagnie de Souleymane Cissé, le coach des U17, il regroupe tous les joueurs, U19 et U17 compris. Les jeunes sont attentifs et ne ratent pas un mot du discours.
Puis, c’est parti pour 1h15 d’opposition entre les deux catégories. « Une excellente préparation pour dimanche », avouera plus tard Nicolas Weber. On ne peut lui donner tort. L’engagement est totale, l’intensité à son maximum, les joueurs à 120%. Ironie du sort, ce sont les U17 qui s’imposeront dans cette opposition. Leurs ainés en sortent frustrés et dépités. « C’est exactement cela que je recherchais » déclare le coach. Justement, après l’entrainement, il nous explique son plan de bataille pour dimanche. Interview.

La préparation pour dimanche

Nicolas Weber

«Il faut éviter que les joueurs pensent individuellement. Par exemple  «il faut que je sois bon pour jouer dimanche». Non, ce n’est pas ce que je veux. Il faut que les jeunes s’entrainent sérieusement toute cette semaine et ne pas qu’ils jouent le match dans leurs têtes avant. Je ne veux pas qu’ils arrivent inhibés ce dimanche.
Aujourd’hui (mercredi), l’entrainement était intéressant. Car avec cette défaite contre les U17, les joueurs ont pu ressentir ce qu’on espère faire sibir à Montpellier dimanche. Je suis persuadé qu’ils sont capables d’y arriver. Si on arrive à le faire, on ne sera pas très loin de la victoire et au moins, on n’aura rien à se reprocher. Après, le résultat… comme on dit, c’est l’incertitude du sport.
Concernant le match, nous n’allons rien changer à nos habitudes. Et puis ce genre de match, ça ne se prépare pas la veille ou le dimanche matin, mais c’est un travail de quatre mois. La semaine précédant le match, on en profite pour peaufiner, rassurer et recadrer.»

L’exigence du haut-niveau

«Je ne me trouve pas spécialement ferme ou dur avec mes joueurs. Je dirais plutôt exigeant. Mais ça dépend de ce que j’attends et de ce que je recherche. Lorsque je m’aperçois que mes joueurs sont fatigués, je les laisse tranquille. Mais il y a des jours, comme par exemple aujourd’hui (mercredi) où il faut que je les mette en difficulté. Cela afin qu’ils s’habituent à la sensation désagréable d’être en échec, d’avoir le coach qui te tombe dessus, de subir les reproches des partenaires, etc. Et pas qu’ils découvrent tout ça le Jour J. Il faut donc être exigeant, tout en restant pédagogue. Il ne faut surtout pas que les joueurs rentrent aux vestiaires la tête basse, ce serait terrible. C’est pour cela que je termine toujours les entrainements par des mots positifs.»

L’état d’esprit, un paramètre très important.

L’aspect psychologique, dans le football, est essentiel. La même équipe qui va dominer outrageusement une équipe peut se faire laminer par le même adversaire un peu plus tard, car elle aura oublié les fondamentaux : un état d’esprit irréprochable. On avait organisé une opposition contre la CFA 2, qu’on avait gagné 2-0. Et là, on perd contre les U17 1-0. Comment l’expliquer ? L’état d’esprit !»

Ses secrets d’entraineur

L'ETG (en rouge) contre Montferrand lors du tour précédent

«Le football c’est beaucoup d’humilité. Et plus tu montes de niveau, plus la différence se crée sur l’état d’esprit et sur la solidarité. C’est bien qu’on l’ai vu ce soir, car c’est exactement ce qu’on recherchait. Pour moi, c’est l’entrainement parfait. Les Montpelliérains ne supporteront surement pas d’être contestés par une équipe de niveau inférieur. C’est humain. Il faudra guetter la faille. Il y a toujours un joueur dans une équipe qui ne va pas supporter cela. On dit toujours à nos joueurs, quand l’adversaire commence à trop parler, c’est que le doute s’est immiscé. Et c’est là qu’il faudra appuyer. Le haut niveau, c’est résister à la pression. Il faudra également se montrer ambitieux. C’est cette ambition qui agace l’adversaire. L’adversaire sent quand tu le respectes trop.»

L’adversaire

«J’ai beaucoup de respect pour Montpellier. Je connais bien  l’éducateur, il fait du super boulot. Il n’y a aucun doute que c’est une grosse équipe, avec énormément de qualité.»

Propos recueillis par Flo.N.
Crédit photos : Jean-Pierre Garel et François-Xavier Rougeot (Le Messager)

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