Ca finira bien par payer
La défaite des Roses 3-1 au Parc des Princes ne doit pas occulter leur bon match contre le PSG, leader et archi favori du championnat. Avec un peu plus de réussite, ils auraient pu déjouer tous les pronostics. De telles performances sont encourageantes et finiront par porter leurs fruits, tôt ou tard.
Les réactions étaient unanimes. evian Thonon Gaillard a fait mieux que se défendre, samedi soir, contre le Paris Saint-Germain. Mieux, durant une bonne partie de la seconde période, les Roses ont fait plus qu’inquiéter le leader du championnat. Ils auraient mérité de reprendre l’avantage au score, mais le football est ainsi fait, il ne récompense pas toujours les efforts fournis.
Cette défaite 3-1 dans la capitale aura au moins permis une chose : désavouer les esprits chagrins qui pensaient que l’équipe de Pablo Correa allaient bétonner sa défense pour contrer l’équipe parisienne. Même Carlo Ancelotti, le nouvel entraineur parisien, s’attendait à un tel scénario. C’est ce qu’il avait affirmé vendredi en conférence de presse d’avant match. Il n’en fut rien. Pas intimidé par ses adversaires ni par les 41 264 spectateurs du Parc des Princes L’ETG FC n’a pas hésité à prendre le jeu à son compte quand il le fallait, à l’image du match aller où il avait décroché le nul (2-2). Les statistiques d’après match trahissent bien ces faits. Les Roses ont eu la même possession de balle, ont tiré plus souvent (17 contre 16), et ont centré deux fois plus (31 contre 16). En revanche, ils n’ont inscrit qu’un seul but contre trois à ses adversaires. Et à l’issue des 90 minutes, seul le tableau d’affichage, avec le score final, compte.
Les Roses n’ont donc pas à rougir d’une telle défaite. Ils se sont donnés les moyens pour obtenir un résultat. Ils ont seulement manqué d’efficacité offensive et défensive. « La différence se créée dans les moments forts » a déclaré le coach Pablo Correa après la rencontre. Après le but de Cambon en fin de première période, les Roses n’ont pas su marquer malgré les énormes occasion de Poulsen, Govou ou Wass. A l’inverse, alors largement dominés, les Parisiens ont marqué sur penalty, un but salvateur. Que manque-t-il aujourd’hui à l’ETG pour faire basculer ces rencontres de son côté ? Peut-être plus de réalisme devant le but ou bien un soupçon d’expérience supplémentaire. Le week-end passé, Paris, mais avant cela Bordeaux (0-0), Lyon (1-2), Toulouse (1-2) ou encore Rennes (2-3), les mêmes scénarios se répètent inlassablement. Mais il ne faut pas baisser les bras, cela finira assurément par payer, tôt ou tard. La réception de l’Olympique de Marseille, samedi prochain à Annecy serait une bonne occasion d’y parvenir. Cela aurait surtout un impact positif formidable, car vaincre le champion et en titre et actuel 5e du classement, au pied du podium, ne serait vraiment pas anondin. Avant cela, l’ETG a un rendez-vous très important ce mardi : le huitième de finale de la Coupe de France, en Bretagne contre le Stade Rennais. Atteindre le tour suivant serait historique. Pour cela, les Roses auront là encore, besoin d’un minimum de réalisme, pour poursuivre leur parcours.
Flo.N. – Crédit photo : AFP

























