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Govou : «Je n’ai jamais rien lâché»

De retour en grande forme ces dernières semaines, en témoignent ces deux buts inscrits à Rennes et à Caen, Sidney Govou s’est confié à ETGFC.COM. D’habitude discret devant les médias, il n’a pas hésité cette fois-ci à aborder tous les sujets. Interview.

Sidney, le week-end dernier à Caen, l’ETG a arraché l’égalisation dans les dernières secondes. C’était vraiment important face à un concurrent direct…

Sidney Govou : C’est vrai que c’était important de ne pas perdre, surtout pour un match à l’extérieur. Assurément, on aurait préféré gagner, ou au moins être plus sereins. Mais on a au moins obtenu cette égalisation dans les arrêts de jeu, c’est bien. Mais c’est avec ce genre de matches, où on est dans le dur, qu’on construit pour l’avenir.

Avec Rennes et Caen, vous avez inscrit deux buts en peu de temps. C’est le retour du grand Sidney Govou ?

Depuis 2012, Sidney Govou est revenu en grande forme

S.G : C’est surtout une suite logique. J’avais dit que je n’étais pas au top physiquement pendant les six premiers mois. Je m’étais senti mieux à un moment, mais malheureusement je m’étais par la suite de nouveau blessé, donc tout à été remis en question. Après cela, il y a aussi la concurrence de Daniel (Wass), qui jouait bien. Il était donc normal que je me retrouve sur le banc. Mais je n’ai jamais rien lâché. Ce n’est pas dans mes habitudes. Je continue toujours à bosser et là c’est en train de payer.

Avez-vous douté, pendant cette période où vous étiez moins bien ?

S.G : Forcément, on doute. Mais moi je ne doute vraiment pas longtemps. Ce n’est pas dans ma nature, même s’il peut m’arriver de me poser des questions. A ces moments, je trouve vite du réconfort, grâce à des personnes objectives qui me disent vraiment ce qu’il en est.

Est-ce une revanche, face aux critiques qui se sont déversées ?

S.G : Je n’y prête pas attention. J’ai près de 13-14 ans de carrière et je sais que ça va très vite dans un sens comme dans l’autre. Je n’ai jamais été épargné par les critiques. J’ai toujours donné le maximum pour remettre les choses dans le bon sens. Personnellement, les critiques ne me touchent pas spécialement, mais par rapport à mes proches, ça m’embête davantage.

« Un bon match, c’est un match gagné »

Depuis ces deux buts, vous êtes vous fixé un objectif quantitatif ?

S.G : Je ne suis jamais fixé d’objectif. Mon but c’est de jouer, de faire gagner l’équipe, être décisif si possible en marquant ou faisant une passe, ou bien en effectuant correctement le travail défensif. Mon seul objectif, c’est que l’équipe gagne.

Au classement, l’ETG FC n’avance pas très vite ces derniers temps. Cela vous inquiète-t-il ?

S.G : On n’a pas encore gagné à l’extérieur, donc forcément avec les nombreux matches hors de nos bases ces dernières semaines, c’est plus difficile. Mais il faut vraiment être en alerte. C’est un double championnat, avec d’un côté les premières places auxquelles prétendent 7-8 équipes, et il y a notre championnat, où on voit que c’est très serré. Nous ne devons pas tomber dans le confort et se dire qu’on a jamais été relégables. Mais on en est pas bien loin non plus. Il faut avoir à l’esprit que ça va très vite, d’un côté comme de l’autre. Donc la question n’est pas d’être inquiet ou non, c’est surtout qu’il faut être conscient de la situation actuelle.

Comment expliquer cette non réussite à l’extérieur, malgré des performances honorables ?

S.G : A un moment donné, il ne suffit pas de bien jouer pour gagner. Le championnat de France a toujours été très serré, où le physique et la tactique priment souvent. Et donc dès fois, l’équipe qui joue bien, ne l’emporte pas toujours, car il aurait fallu davantage « fermer la boutique ». D’un côté, on prouve que l’ETG est une équipe qui joue, et j’aime bien ça, mais il ne faudrait pas que ça nous pénalise d’ici la fin de saison. Il faut garder à l’esprit que le premier objectif, c’est de se maintenir. Comme le répète souvent, un bon match, c’est un match gagné !

Jusqu’à présent, à Lyon ou au Panathinaïkos, vous n’avez luttez que pour le titre. Quelle est la différence avec une course pour le maintien ?

S.G : Que tu joues vers le haut ou le bas, ça reste des matches à enjeux. Alors peut-être que la pression n’est pas la même… et encore. J’ai connu Lyon où l’on avait l’obligation de gagner. C’est quasiment la même chose. Il ne faut pas perdre et engranger des points pour ne pas descendre. Au niveau de l’état d’esprit et de l’approche du match, ce n’est peut-être pas la même chose, mais quelque part, ça y ressemble.

Propos recueillis par Flo.N.  – Crédit photo : Serge Deville

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ETG MEDIAS