Weber : «Etre patient»
Le week-end dernier a été sifflé la fin des championnat de jeunes. Pour l’ETG, cette saison a été marquée par de belles satisfactions. C’est ainsi que Nicolas Weber, le Directeur de la Formation a dressé un bilan des catégories jeunes du club. Après une première partie où il avait abordé les cas des U19, des U17 et d’Adrien Thomassson (lire ici), il évoque cette fois-ci la préformation et les infrastructures du club. Il rappelle également le projet et la philosophie de formation misent en place par l’ETG FC depuis quelques années.
Préformation et écoles de foot
«Le projet du club a été initié avec comme objectif d’avoir des personnes dédiées à chaque catégorie, à plein temps. Ce sera le cas dès la saison prochaine puisque un Responsable de la préformation a été engagé et on a également nommé un responsable des écoles de foot. Cela permettra de travailler au même rythme dans toutes les catégories. On pourra être encore plus compétitif. C’est hyper important, car à terme nous ne serons plus obligés de recruter en U17, car aujourd’hui, nous n’avons pas trop le choix. Le maitre mot est désormais de se montrer patient. La machine est déjà en route et elle marche bien. Mais elle sera encore meilleure à l’avenir.»
Les infrastructures
«Le site d’Amphion Port-Pinard nous a bien aidé depuis deux ans. Mais il faut avouer que nous arrivons maintenant au bout. C’est un mode de fonctionnement qui est lourd pour nous à gérer au quotidien. Ça l’est également pour les garçons. Ils sont 29 à l’intérieur et ce n’est pas exemple pas facile pour les devoirs. Surtout qu’une dizaine d’entre eux passent le Bac cette année. Pour l’intimité également ce n’est pas simple. On a eu notamment un hiver compliqué à cause du froid. Certaines infrastructures n’étaient plus utilisables. Mais c’est génial par rapport à ce que l’on a eu avant et on est heureux de l’avoir, grâce à l’investissement du club. On savait que ça durerait entre deux et trois ans. Et c’est bien que l’année prochaine, en attendant l’ouverture du centre d’entrainement de Blonay, on puisse aller ailleurs, dans un site où tout sera regroupé. Ce sera mieux que ce qu’on a là, mais surement moins bien que Blonay.»
Le Projet de formation
«Quand il est cohérent, un projet prend entre 7 et 12 ans pour arriver à son terme. Structures d’accueil, compétence des éducateurs, niveau de compétition, etc, cela prend minimum sept ans pour être au top. Tu dois à ce moment là avoir atteint les meilleurs niveaux dans toutes les catégories et être autonome en renouvellement d’effectif avec comme ambition de chaque année pouvoir proposer trois ou quatre jeunes de CFA 2 au groupe pro. Nous, ça ne fait que trois ans. Dans trois ans, on pourra refaire un nouveau bilan.
On a mis sur pied un projet de jeu. A savoir une façon de jouer commune à toutes les équipes, dans toutes les catégories. C’est le cas chez les jeunes et l’ambition c’est que cela se retrouve un jour chez les séniors. Mais ça prend du temps. Tout le monde parle du modèle de Barcelone, c’est vrai que c’est une franche réussite, mais ce n’est pas le premier club à l’avoir fait. Auxerre et Nantes l’ont fait en France avec succès, Toulouse est en train de l’appliquer également et ça lui réussit. Mais aussi l’Ajax ou le Real Madrid à l’étranger. Notre envie c’est de s’inspirer de ce qui se fait par exemple dans le Pays-Basque. A savoir un club avec une grosse identité régionale, où tu défends les couleurs de ton département et ta région. On peut le faire. Il n’y a pas de club savoyard ou haut-savoyard à part nous. Les gens ont envie de s’identifier. Ça prendra du temps mais moi je vois de plus en plus de drapeaux ETG dans la rue, et à l’extérieur on nous parle beaucoup de notre jeu et de nos garçons très bien élevés. C’est l’image que j’ai envie de donner. Des valeurs toutes simples : solidarité, humilité, rigueur, patience, respect et plaisir. Il faut aussi avoir toujours un temps d’avance. Etre dans l’anticipation et imaginer les futurs problèmes auxquels on pourrait faire face.»
Propos recueillis par Flo.N. – Crédit photos : Jean-Pierre Garel





























