M’Madi a bien grandi
En juillet 2011, il nous confiait ses espoirs de « gratter le plus possible » du temps de jeu en Ligue 1. Un an plus tard, il a bien grandi. Exit « le petit M’Madi », sobriquet qu’il entendait souvent descendre des tribunes, bienvenue à Ali M’Madi, numéro 7.
Désormais, il faudra compter avec lui. Pendant longtemps considéré comme le petit jeune qui progresse au contact des pros, le Comorien de 22 ans fait dorénavant entièrement partie du groupe. Encore loin toutefois de s’être assuré une place de titulaire, l’ailier sent lui aussi que quelque chose a changé. « Lors de mes premières saisons au club, en National puis en Ligue 2, mon faible temps de jeu faisait que je me sentais un peu à part du groupe. Là, depuis quelque temps, c’est différent. Et depuis la reprise de la saison, je ne me suis jamais senti aussi bien. Je vois bien qu’on compte sur moi » avoue-t-il.
Il faut dire que cela fait déjà un bon moment que le joueur ne compte plus ses efforts, à l’entrainement ou en match. Il a parfaitement retenu les leçons de ses jeunes années de formation, où il ne s’était pas donné tous les moyens pour percer au plus haut niveau, le poussant presque a abandonné le football. Conscient d’être presque un miraculé du football, ce fan de Zidane, qui a débuté dans le même club que l’illustre Champion du Monde 98 à Septème-les-Vallons (banlieue marseillaise), Ali M’Madi est désormais très exigeant avec lui-même. « Je veux vraiment m’imposer. Faire le plus de matches possible. Je ne veux plus être le jeune M’Madi qui rentre à 15 minutes de la fin, fait 2-3 dribbles et puis s’en va. Mon meilleur ami m’a dit que cette saison sera la mienne. J’espère qu’il dit vrai ! » (rires). N’y voyez pas là une ambition bien trop élevée. D’un naturel réservé, Ali M’Madi continue son apprentissage aux côtés des « grands frères Barbosa ou Govou », pour ne citer qu’eux, dont il a encore beaucoup de choses à apprendre.
« Je dois être plus décisif »
International Comorien depuis 2009, les matches en sélection l’ont également beaucoup fait grandir. Porter le maillot du pays est une fierté, mais cela donne également des responsabilités. Et même si les Comores ne se sont jamais qualifiées pour une compétition majeure, l’engouement populaire est impressionnant. « Rien que les éliminatoires de la CAN (Coupe d’Afrique des Nations), pour le pays, c’est quelque chose ! Pour moi, c’est à chaque fois une sacrée expérience. Jouer pour une nation, c’est incomparable. Je joue devant la famille, les amis, mais surtout devant tout le pays ! ».
Depuis la reprise de l’entrainement le 28 juin dernier, l’ailier des Roses est régulièrement aligné durant les matches de préparation. Il sait néanmoins qu’il a encore de nombreux progrès à faire avant de pouvoir atteindre son but : se faire sa place dans l’équipe. « Il me manque beaucoup de chose. Au niveau des stats, je dois progresser. Certes, je suis milieu, mais je dois être plus décisif. C’est ce qui me manque. » Etre décisif, c’est ce qui a manqué à la plupart des Roses durant cette pré-saison. Une situation, qui ne rend pas trop inquiet le joueur. « Je ne m’alarme pas. Mais ce sera certainement plus difficile que l’an dernier car cette fois, on sera attendu. L’effet de surprise ne jouera plus ». A coup sûr, le jeune Rose espère qu’après le club la saison dernière, ce sera cette fois à son tour d’être la bonne surprise du championnat.
Flo.N. – Crédit photos : Serge Deville






























