Mensah : «De mieux en mieux»
Pendant très (trop) longtemps éloigné des terrains pour cause de blessure, Jonathan Mensah entrevoit petit à petit le bout du tunnel. Malgré cette longue absence, il a su néanmoins garder le moral, grâce notamment son compatriote Mohammed Rabiu. Il s’en explique, pour ETGFC.COM. Interview.
Jonathan, après tant de mois d’absence des terrains, la première question qui vient est très simple : où en es-tu aujourd’hui, physiquement ?
Ça va de mieux en mieux. Je fais un bon travail avec le préparateur physique et le staff. Progressivement, les sensations sont chaque jour meilleures.
Tout cela vient de ma blessure aux adducteurs, contre Marseille l’an dernier. Depuis, j’ai eu toutes les peines du monde à soigner définitivement mes maux. Là, pour cette nouvelle saison, je me suis bien soigné et je suis un programme de reprise idéal pour empêcher que de nouvelles blessures apparaissent. J’ai préféré prendre mon temps car par le passé, j’avais partiellement repris avec le groupe mais je sentais de temps en temps des douleurs. Du coup, je reste le plus souvent avec le préparateur physique.
Passer autant de temps sans jouer et voir tes coéquipiers faire une belle saison, ce n’était pas trop dur pour toi, moralement ?
Oui, c’était dur. Je suis jeune et rester aussi longtemps sur la touche, c’est difficile à accepter. Mais j’ai gardé et je garde toujours le moral. Maintenant que je suis en phase de reprise, ça va encore mieux.
« J’ai une grande confiance en moi »
Chez les Roses, il y a également ton compatriote ghanéen, Mohammed Rabiu. Il t’a aidé à traverser ces périodes difficiles ?
Momo, c’est mon ami. On se côtoie ici et en sélection. Quand je suis arrivé à l’ETG, il était déjà là. C’était important pour moi. Dans mes moments les plus pénibles à cause des blessures, il m’a toujours soutenu. Il disait « c’est pas grave John, continue à travailler. Bientôt ça ira mieux ».
Même si les blessures ne t’ont pas épargné, on t’a vite senti pleinement intégré dans le groupe ! T’es le premier à rigoler et à mettre l’ambiance…
Sur le terrain, on ne plaisante pas (rires). Mais quand la séance est terminée, on aime bien décompresser. C’est important. Après les matches, c’est pareil. Ça permet de faire retomber tout le stress accumulé.
Comment as-tu vécu la belle saison de l’ETG ?
J’étais fier et même si je ne pouvais pas vraiment participer, j’avais pleinement l’impression de faire partie du groupe et vivre l’aventure avec tous les joueurs. Et même si j’étais déçu de ne pas prendre part à la fête, je me disais : « c’est pas grave, mon tour va venir ».
Quels objectifs te fixes-tu pour cette nouvelle saison ?
Ça démarre bientôt, dès le 11 août. Je vais continuer à beaucoup travailler. Tout le monde est conscient que la saison va être difficile, c’est pourquoi on met tous les bouchées doubles à l’entrainement. Car si tu ne te donnes pas à fond, un jour tu le payes.
L’ETG sera sûrement attendu, plus que l’an passé, non ?
Oui. Les autres équipes se sont rendu compte qu’on faisait du bon football. Il va falloir être très forts.
Quand tu seras pleinement rétabli, il faudra également gagner ta place. La concurrence s’annonce rude en défense centrale…
J’ai une grande confiance en moi. Ça a toujours été ainsi et même le coach l’a remarqué. Si je suis à 100%, je crois en mes qualités pour m’imposer.
Propos recueillis par Flo.N. – Crédit photos : Jean-Pierre Garel






























