Obraniak : «Evian a un gros potentiel»
Arrivé en Gironde en en janvier dernier, Ludovic Obraniak a participé à la très bonne seconde moitié de saison des Bordelais, qui ont terminé 5e du dernier championnat. A la veille du premier match de championnat, il dit se méfier de l’ETG FC, « une équipe bien huilée » et qui a « un gros potentiel ». Interview.
Ludovic, les matches amicaux des Girondins ont été quelque peu mitigés, avec des victoires, des nuls et des défaites. Votre équipe est-elle prête pour le coup d’envoi de la saison ?
Je pense que oui. On a fait des matches assez aboutis, même s’il est vrai que les résultats ont été plutôt irréguliers. Mais on a commis de nombreuses erreurs d’inattention, notamment contre Nice et Ajaccio. Sans cela, on aurait pu gagner facilement ces matches. Au final, on peut dire qu’on s’est bien préparé, même si certains joueurs, dont moi, ont connu une préparation physique décalée. On sera prêt pour le match d’ouverture !
D’autant plus que le mercato bordelais a été très calme : aucune arrivée à signaler !
Je crois que du côté d’Evian, il n’a pas été agité non plus. C’est la loi de toutes les équipes de L1 en ce moment. Les temps sont durs économiquement. Aujourd’hui, un transfert dépassant les 2 millions d’euros devient dur à concrétiser et les clubs ont du mal à dégraisser. Au final, ça bouche un peu le marché, mais c’est vrai que ce n’est pas plus mal car on a un groupe avec lequel on a fini 5e et on va pouvoir repartir là-dessus pour cette nouvelle saison.
Justement, votre seconde moitié de saison dernière s’est très bien passée. Votre entraîneur Francis Gillot a dû insister pour cette fois-ci prendre un bon départ…
C’est primordial de bien partir. Cela permet d’engranger de la confiance et de la sérénité. Il est clair qu’on n’a pas envie de revivre les six premiers mois qu’on a vécu l’an dernier, avec la pression des trois qui descendent. Donc l’objectif de ce début de championnat est de prendre quelques points assez rapidement et essayer de rester dans la première partie du tableau.
« Un match de rentrée, c’est toujours difficile. De surcroît à l’extérieur »
Au vu de votre fin de saison dernière, beaucoup d’observateurs affirment que vous pouvez jouer le très haut du tableau. Qu’en pensez-vous ?
Je ne sais pas. Je pense qu’il est un peu tôt pour se fixer un objectif. On fera le point après les premiers matches. Mais effectivement, si la saison passée on a réussi à finir 5e, en étant 18e au bout de 14 journées, peut-être que cette fois-ci on peut ambitionner de faire un peu mieux. Il faut dire aussi que d’autres équipes ont baissé de pied en fin de saison, ce qui nous avait permis de remonter jusqu’à cette position. Il faut donc rester vigilant sur les objectifs. On va s’appuyer sur les derniers mois de l’exercice précédent pour pouvoir bien recommencer.
Vous affrontez l’ETG FC pour ce premier match. Que pensez-vous de cette équipe ?
C’est une équipe bien huilée collectivement. Ça fait plusieurs saisons que les joueurs bossent ensemble, ils se connaissent donc bien. Cette équipe est toujours difficile à manœuvrer, on l’a vu l’an passé où nous n’avions pas fait un grand match à Annecy (0-0, le 28 janvier dernier). On avait été plutôt malmené, même si on avait réussi à obtenir un match nul. Un match de rentrée, c’est toujours difficile, de surcroît à l’extérieur. Avec Evian, c’est particulièrement compliqué avec tous ces anciens qui ont beaucoup d’expérience et qui sont de très bons joueurs de ballon. Je pense à Sorlin, Barbosa… des joueurs qui, en pleine possession de leurs moyens sont particulièrement dangereux.
Cela signifie donc qu’à la différence de l’an passé, l’ETG FC n’est plus considéré comme le « petit poucet » de la Ligue 1 ?
On ne l’a jamais considéré comme tel. Ils ont montré la saison dernière qu’ils étaient capable de jouer les troubles fêtes dans la première moitié de tableau. C’est une équipe qu’on respecte et qui a énormément de qualités et qui produit du jeu. Elle a un gros potentiel, donc ce sera un match loin d’être facile pour nous.
Propos recueillis par Flo.N. – Crédit photos : AFP





























