Barbosa : «Je suis un perfectionniste»
Entré en jeu contre Bordeaux après une longue absence pour cause de blessure, Cédric Barbosa espérait un autre retour. Compétiteur avéré, il n’a pas digéré la défaite. Seule la victoire l’intéresse. Selon lui, l’ETG n’a pas encore totalement retrouvé l’état d’esprit qui a fait sa force jusque là, mais la défaite contre Bordeaux peut avoir servi d’électrochoc. Le numéro 14 des Roses, qui espère faire une aussi belle saison que l’an passé, s’est longuement confié. Interview.
Cédric, pour l’ouverture du championnat samedi dernier, l’ETG s’est incliné contre Bordeaux. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ce soir là ?
On a beau être revenu rapidement dans la partie grâce au but de Daniel (Wass), quand tu perds 2-0 au bout de 15 minutes de jeu, c’est compliqué. Il y a pas mal de choses qui n’ont pas fonctionné. On a fait de grosses erreurs individuelles et à partir de là il devient difficile de gagner des matches.
Cela devient un phénomène récurrent de prendre des buts aux débuts des mi-temps…
… Non. L’an dernier on avait surtout pris des buts en début de seconde période, mais pas trop en début de match, il me semble. On était pourtant prévenus. On savait qu’il ne fallait pas laisser Obraniak sur son pied gauche, mais c’est de là que vient le premier but. Ensuite, on perd un ballon en milieu de terrain et on est puni de suite… 2-0 au bout de 14 minutes. On a essayé ensuite de revenir au score, mais c’était un peu trop décousu. Bordeaux est une bonne équipe, ils n’ont donc pas lâché. Ils auraient même pu en mettre quelques un de plus.
Il était annoncé que l’ETG ne serait vraiment prêt qu’à partir de fin août. Es-tu du même avis. L’as-tu ressenti sur le terrain ?
On a fait une campagne de matches amicaux pas très positive, donc forcément on arrive sur ce début de championnat avec quelques doutes. Il faut aussi que tout le monde arrive au même niveau phyisque. Il y a beaucoup d’écarts entre les joueurs. Mais il ne faut pas non plus se cacher derrière ces excuses. Peut-être que cette défaite ne nous fera pas de mal. La compétition a permis de mettre en lumière là où on péchait. Il faut donc s’appuyer sur ce match là, pour pouvoir réellement démarrer notre saison.
« Le plus gros danger, c’est nous même »
Cette rencontre t’aura au moins permis de retrouver le terrain de la compétition, après une longue absence pour blessure. C’est tout de même la bonne nouvelle de la soirée pour toi…
En tant que joueur, ce qui nous intéresse c’est la « compèt » et non les entraînements ou les matches de préparation. Mais bon, je ne suis jamais content de perdre. Participer, ce n’est pas ce que je recherche. Ce qui m’intéresse c’est de gagner des matches. Bien évidement que ça me fait plaisir de jouer, mais c’est avant tout pour gagner. Physiquement, je travaille. Tenir 90 minutes, ça semble un peu dur pour le moment, mais je me donne à fond à l’entrainement pour combler le retard. Quand j’étais blessé, j’ai continué à beaucoup travailler. Depuis mon retour, j’ai repris de la masse musculaire grâce à un gros travail athlétique. Ce qui me manque pour l’instant, c’est la répétition des matches.
Une fois à 100 %, reverra-t-on sur le terrain le Cédric Barbosa de la saison passée ?
J’en ai envie ! Et j’espère même mieux faire, je suis un perfectionniste ! Je suis tout de même conscient que la saison dernière a été super pour moi et qu’il sera difficile de rééditer tout ça. Peut-être aurais-je moins de temps de jeu. Mais je ne me pose pas forcément cette question. Vais-je prendre autant de plaisir que la saison dernière, voilà ce que je me demande. Je l’espère. Et si on arrive à avoir de meilleurs résultats, pour moi cette saison sera une franche réussite.
Sans revenir sur les objectifs du club (le maintien), quel est le principal danger qui guette l’ETG pour cette nouvelle saison ?
Tout le monde dit que la deuxième saison est difficile. Je le dis aussi. Non pas parce-que les autres vont faire plus attention à nous, ça c’est une évidence car on nous connait mieux. Non, le plus gros danger, c’est nous même. Si on part dans un état d’esprit de reconquête, faire comme si on devait repartir de zéro, je pense qu’on peut faire encore de belles choses. En revanche, si on se prend pour ce qu’on n’est pas, on va au devant de grosses mésaventures. Jusqu’à présent, on n’y pas encore totalement. Dans l’état d’esprit, je n’ai pas encore vraiment retrouvé l’équipe que je connais depuis deux ans. C’est pour ça que je dis que le match de Bordeaux peut finalement nous avoir été utile mentalement. Pour le premier match de la saison, de surcroît à domicile, devant notre public, ça ne fait plaisir d’avoir perdu.
Contre Brest, samedi prochain, l’occasion vous sera donc donné de retrouver cet état d’esprit. Rappelons que l’ETG avait fait une série impressionnante à l’extérieur en fin de saison dernière…
On a des joueurs intelligents dans notre effectif et tout le monde a envie de bien faire. On est conscient de ne pas avoir fait un grand match contre Bordeaux. Et si on veut ne serait-ce que prendre un point à Brest, il va falloir se remettre dans le bain.
Propos recueillis par Flo.N. – Crédit photos : Serge Deville





























