Avec ce deuxième succès consécutif en Ligue 1, 2-0 face à Valenciennes, l’ETG FC s’est mis à l’abri d’une mauvaise surprise pour la dernière journée...
Victoire 2-0 et maintien (quasi) assuré grâce à la défaite de Nancy dans le même temps face à Bastia, l’ETG FC a vécu une soirée...
Avant de disputer la 37e  et avant dernière journée ce samedi à 21h00 au Parc des Sports face à Valenciennes, l’ETG FC jouit d’une position...

Sorlin : «Je hais la défaite»

Olivier Sorlin, en août dernier contre Bordeaux

Capitaine emblématique de l’ETG FC, Olivier Sorlin ne se défile jamais lorsqu’il s’agit d’évoquer l’actualité des Roses. Celle-ci est d’ailleurs particulièrement dense entre le report du match de Sochaux et la venue de Lille samedi. Le milieu de terrain se confie également sur son tempérament de joueur et sur son rôle de capitaine. Interview vérité !

Olivier, le week-end dernier a été marqué par le report du match contre Sochaux. Vous étiez alors quelque peu irrités. L’amertume s’est estompée ?

On est passé à autre chose. Il y a un match important qui arrive samedi et on est déjà mercredi. Il faut regarder devant soit et non derrière.

Il n’empêche que ce match face à Sochaux reviendra rapidement à la surface, à savoir mercredi prochain (18h30). Cela vous obligera à jouer tous les trois jours. Mauvaise nouvelle ?

A titre personnel, j’apprécie de jouer tous les trois jours, je préfère cela à m’entraîner. Certes, jouer aussi régulièrement n’était pas prévu. Je pense qu’on aurait dû jouer ce match à Sochaux. Si on ne joue pas ce match, cela signifie qu’on n’en jouera pas beaucoup à la maison (ironique).
Au moins, cela nous permettra de récupérer des joueurs blessés. C’est un plus car en jouant tous les trois jours, il va sûrement falloir faire tourner. On est de surcroît dans une situation où l’on doit jouer tous les matches à fond, on ne peut pas choisir nos matches.

Le fait de compter un match en moins que les autres équipes, cela vous met-il une pression supplémentaire concernant le match de samedi ? Sans un bon résultat, un écart pourrait se créer avec les formations classées devant vous…

Moi je le prends dans l’autre sens. Le fait de ne pas avoir joué n’a rien changé à notre situation. Nous sommes toujours premiers non relégables et nous avons toujours  le même écart avec les équipes classées devant et derrière nous. Le match de Sochaux mercredi prochain sera comme un petit bonus. Mais il est certain que nous devons prendre des points à domicile si nous voulons nous en sortir.

« Depuis douze ans, je me suis toujours battu pour le collectif et pour mon club.
Je ne compte pas changer »

Justement, ce samedi il va falloir prendre des points contre une grosse équipe, le LOSC. Comment imagines-tu cette rencontre ?

C’est une équipe qui joue la Ligue des Champions et qui truste les trois premières places du championnat depuis plusieurs saisons. Et ils ont été champions ! Ils sont néanmoins certainement moins forts que l’an dernier car ils ont perdu leur meilleur joueur (Eden Hazard) qui était constamment décisif. Mais c’est en plus une formation expérimentée, avec des joueurs capables de faire la différence individuellement. Ça va être compliqué ! Certes, ils enchainent les matches en ce moment et ils viennent de jouer 120 minutes ce mardi. Ils auront donc sûrement des périodes de moins bien samedi. Ce sera à nous de faire la différence.

C’est justement ce qu’il vous manque en ce moment, faire la différence dans les temps forts et gérer les temps faibles. Tout cela se joue dans la tête ou bien ça se travaille également à l’entraînement ?

Aujourd’hui, on paye comptant nos erreurs. On gomme ces imperfections en faisant des exercices à l’entraînement. Dès fois, c’est juste de la concentration et du dialogue entre coéquipiers. Contre Toulouse, on a eu des occasions… sans réussite. A l’inverse, les Toulousains ont marqué sur leur première tentative. On n’est pas réaliste et on prend trop de buts. C’est buts encaissés ne viennent pas de la défense, mais du groupe entier, des 11 à 14 joueurs qui jouent le match. S’il faut à chaque fois marquer trois buts pour gagner, ça va être compliqué.
Pour revenir sur Toulouse, sur cinq occasions, ils ont mis quatre buts. C’est cher payé. Mais le résultat est là et il fait mal. Quand t’es footballeur, tu dois haïr la défaite. Moi je râle tout le temps, même à l’entraînement, car je déteste ça. Il faut qu’on soit tous dans cette ligne de conduite.

A titre personnel, les saisons passent mais tu es toujours aussi actif sur le terrain. S’il existait des statistiques sur le nombre de tacles par match, tu ne devrais pas être loin des premiers rôles !

Certes, mais il faut se demander si cela est bénéfique ou non. Parfois je tacle car je ne peux faire autrement. J’essaie de gratter le maximum de ballons grâce à ce geste. Mais on dit souvent que quand on a les fesses par terre, c’est qu’on est battu. J’ai pris en plus pas mal de cartons, même s’il faut avouer que mon rôle sur le terrain fait que je dois souvent compenser à droite à gauche. Cela amène des fautes. Je n’en fais pas forcément beaucoup, mais c’est généralement dans des situations de danger potentiel. Et je prends aussi quelques cartons pour les autres ! Mais c’est mon rôle. Depuis douze ans, je me suis toujours battu pour le collectif et pour mon club. Je ne compte pas changer.

As-tu l’impression d’être un peu dans le collimateur des arbitres ? Ou bien ton rôle de capitaine fait que tu es plus exposé que les autres ?

Je ne sais pas… mais je suis un râleur. Il m’arrive aussi de commenter les décisions arbitrales et ça peut agacer les officiels. A chaud, je peux parfois m’énerver, mais c’est vite oublié. Et puis, je ne vais pas m’étendre sur le sujet, mais depuis le début de saison, on n’a pas été aidé par les décisions arbitrales. C’est dommage car ça nous a coûté des points. Avec ces points, nous serions dans une situation plus confortable et on pourrait jouer avec un peu plus de confiance.

Propos recueillis par Flo.N. – Crédit photos : Serge Deville