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Durand, le gardien du temple

Publié le 20/12/12 à 11:59

Très rare joueur de l’effectif à avoir participé aux accessions du club de la CFA jusqu’à la Ligue 1, Johann Durand est une figure historique de l’ETG FC, avec plus de dix de présence. Son récent retour dans les groupes convoqués par Pascal Dupraz pour les matches de championnat prouve qu’il n’a rien perdu de son envie. Bien au contraire, lui qui a allié pendant un temps une carrière dans le civil et un quotidien amateur dans le football, le gardien de but savoure chaque minute passée sur un terrain, à l’entraînement ou en match, et laisse ainsi pour plus tard ses réflexions sur son après carrière. Car avant cela, il y a dès dimanche un match important à Valenciennes. Magazine.

Après plus d’une saison passée au sein de l’élite du football français, tout la France connaît désormais l’histoire de l’ETG FC, ce petit club devenu grand. Mais s’il y a bien un joueur qui connaît cette histoire sur le bout des ongles c’est Johann Durand. Cela fait désormais plus de dix ans que le natif d’Evian-les-Bains évolue pour le club haut-savoyard. Avec l’entraîneur Pascal Dupraz et Kévin Bérigaud, il fait partie des « historiques » d’un club qu’il a vu passé en quelques années de matches anodins en CFA, à des victoires en Ligue 1, contre l’Olympique de Marseille. D’ailleurs Johann, que reste-t-il du club que t’as connu à tes débuts ? « Je suis un peu partagé. Je le connais par cœur ce club, donc pour moi il n’a pas changé.  Mais c’est vrai qu’il y a plusieurs mondes d’écart entre ce que j’ai vécu à l’époque et maintenant, et ce à tous les niveaux. Le club n’a pas arrêté de progresser et continue de le faire, à l’image du futur centre d’entraînement. Alors qu’il n’y a pas si longtemps, on jouait encore sur un stabilisé à Gaillard, et c’était loin d’être sympathique… Néanmoins, on a su garder nos valeurs d’antan, il faut que ça continue. On vient de très loin. Je trouve d’ailleurs dommage que le stade n’affiche pas complet lors des matches, car avant l’ETG, il n’y a jamais eu de Ligue 1 dans ce département ! » confesse le joueur.

« M’inscrire dans la durée ici, je l’ai toujours souhaité »

D’un point de vue sportif, l’ascension du club a également changé des choses pour lui. Auparavant titulaire indiscutable dans les divisions inférieures, il a vu des gardiens rompus au plus haut niveau signer au club et s’installer, logiquement, à la tête de la hiérarchie. A l’extrême opposée du cliché du footballeur, frondeur dès qu’il joue moins, Johann Durand est toujours venu à l’entraînement avec le sourire. Par amour du club, et par amour du football, dont il en a fait son métier que tardivement, après avoir mené pendant quelques années une carrière civile dans l’informatique et son activité sur les pelouses. Alors, même s’il compte bien plus de matches ces dernières années avec la réserve qu’avec l’équipe fanion, il apprécie son quotidien et savoure d’autant plus le fait d’avoir réintégrer le groupe des 18  depuis deux matches. « La résignation ne fait pas partie de mon vocabulaire. Que je joue avec les pros ou la réserve, je fais chaque chose à 100%.  Si on fait appel à moi avec les pros, je réponds présent, et si ce n’est pas le cas, je me tiens prêt pour la fois où on fera appel à moi. Et dans le football, ça peut aller très vite. D’ailleurs,  le fait de jouer avec la réserve, je ne le prends vraiment pas comme une sanction. Au contraire, je tiens aussi à ce rôle d’encadrement auprès des jeunes. Enfin, je sais aussi d’où je viens. Je mesure la chance que j’ai par rapport à ce que je faisais avant, donc il ne faut pas compter sur moi pour me plaindre ou être résigné. »

Si certains pouvaient penser que la nomination de Pascal Dupraz, avec qui il entretient de forts liens depuis de nombreuses années, allait changer quelque chose pour lui, le joueur ne s’attendait pas à recevoir un traitement de faveur. « Je ne m’attendais pas que à ce que ça change quelque chose pour moi. Peut-être que j’ai moins de choses à lui prouver car il me connait bien. Mais je ne suis pas rêveur, je savais qu’il n’allait pas me mettre numéro 1 ou qu’il aurait plus de considération pour moi que pour un autre. Je n’ai pas de prétentions. Il faut bien sûr prouver chaque jour qu’on n’est pas là pour rien, mais ensuite, les choix appartiennent à l’entraîneur. »
« Entraîneur » est un terme qui petit à petit commence à germer dans l’esprit du joueur. Plus proche de la fin que du début de sa carrière, il a déjà commencé à passer ses premiers diplômes et donc à penser à son futur. « Issu du sérail », il imagine son futur lié au club. « M’inscrire dans la durée, je l’ai toujours souhaité. Pour mon après carrière, différents chemins sont possibles, d’éducateur/entraîneur à administratif. »

« On a rien à envier à Valenciennes »

A l’entraînement, avec Bertrand Laquait

Mais il n’en est pas encore là, et après avoir résigné l’été dernier pour un an, plus une année en option en cas de maintien, Johann Durand tient à premier lieu à savourer ces moments de joueur professionnel. D’autant plus que depuis quelques matches, il est convoqué dans le groupe par Pascal Dupraz. En tant que gardien numéro 2, certes, mais toujours avec un état d’esprit irréprochable. « Il est évident que c’est toujours plus gratifiant d’être dans le groupe appelé pour un match. C’est donc un réel plaisir de le retrouver. Du banc, je vis le match comme si j’étais sur le terrain. Je suis d’ailleurs assez expressif et quand on marque un but, je suis bien souvent le premier à me lever » avoue-t-il.
Et ce, dès dimanche, à Valenciennes, pour le dernier match de la phase aller. « On n’a rien à envier à qui que ce soit et on a largement les qualités pour rivaliser avec Valenciennes. On a bien été capable de gagner à Rennes. Il faudra s’appuyer sur l’état d’esprit que l’on développe depuis un moment. On va tout faire pour ramener un bon résultat de là bas, pour partir en vacance sur une bonne note. »

Flo.N. – Crédit photos : Jean-Pierre Garel

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