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«Mettre les mêmes ingrédients»

Avec la reprise du championnat, les traditionnels points-presse d’avant-match reprennent également leurs droits. Après le coach Pablo Correa, c’est Olivier Sorlin qui s’est présenté devant la presse, ce jeudi à Amphion. Le bilan de la préparation, le premier match contre Bordeaux, l’état d’esprit et les objectifs du groupe, le capitaine a évoqué les nombreux sujets avec en leitmotiv : mettre les mêmes ingrédients que les saisons écoulées pour que tout se passe bien.

Ça y est, c’est la rentrée !

On attend tous ça. On fait ce métier pour la compétition. On a tous hâte d’y être et là on en est tout proche.

L’excitation est-elle aussi présente que l’an dernier, lors de votre montée en Ligue 1 ?

C’est toujours la même. C’est ce qui fait qu’on a envie d’y aller. Si vous n’avez plus cette envie et cette petite boule au ventre, il ne faut pas y aller.

L’équipe est-elle prête ?

J’espère ! Il y a eu du mieux sur les deux derniers matches amicaux. L’essentiel c’est la compétition, on l’a répété. On verra si on répond présent.

N’est-elle pas inquiétante cette série de match amicaux ?

Inquiétant, je ne sais pas, mais c’est sûr que c’est toujours mieux de se préparer avec des victoires. Il faut dire aussi qu’on a affronté des belles équipes, peut-être un peu plus fortes que celles qu’on a jouées l’an passé. Ça permet aussi de se jauger et de voir ce qui a été et ce qui n’a pas été.

Comment justifier ces résultats ?

Il y a plusieurs choses. Tout d’abord, au niveau de la préparation physique, certains sont arrivés plus tard. Il y a eu un décalage, du coup on a eu du mal à être prêt ensemble. Puis il y a eu des blessures. C’était donc difficile de mettre une équipe en place pour ces matches amicaux. Mais comme on l’a dit après les vacances, l’essentiel est d’être prêt le 11 août.

« Il n’y a pas de raison que cette saison soit plus dure que l’an passé »

Que penses-tu de cette équipe de Bordeaux ?

Ils ont fini très fort la deuxième partie de saison et n’ont quasiment pas changé. Mais la vérité de l’année dernière ne sera pas forcément celle de cette année. Peut-être ont-ils aussi quelques pépins dans leur effectif. On sait quels sont les ingrédients pour pouvoir bien figurer dans ce championnat. Si on les met, il n’y aura pas de soucis.

La dynamique de la montée et votre état d’esprit ont fait votre force. Pour cette deuxième saison en Ligue 1, n’avez-vous pas peur de perdre cet état d’esprit ?

L’état d’esprit, l’envie, ces ingrédients ont fait qu’on a bien marché depuis 3 ans. On n’a pas la qualité individuelle pour pouvoir se reposer sur un seul joueur ou deux. Donc si on n’est pas tous ensemble à 110 %, on ne passera pas. On n’a pas de marge. Même l’année dernière, en finissant 9e on n’avait pas vraiment de marge sur les équipes derrière nous. Si on met tout ça en plus, il n’y a pas de raison que cette année soit plus dure que celle de l’an dernier. Je lis les journaux et je vois que les équipes qui ont fini derrière nous n’ont pas recruté 50 joueurs non plus.

Avec un peu de recul, te rends-tu compte de l’exploit que vous avez réalisé la saison passée en finissant neuvièmes ?

Je ne sais pas si on peut parler d’exploit. On n’a rien fait d’extraordinaire non plus durant les matches. On dit toujours qu’on a été plus forts que nous poursuivants, mais c’est peut-être eux, en premier lieu, qui ont été plus faibles. L’essentiel est de ne pas finir dans les trois derniers. On va tenter de finir  17e, tout en essayant de placer le club le plus haut possible. Il faut avoir des ambitions. Comme la saison passée, on va viser la 17e place, mais si à 2-3 mois de la fin on a déjà assez de points, il faudra tenter de faire mieux.

En tant que capitaine, quels seront les derniers mots que tu diras à tes coéquipiers avant la rencontre ?

Exactement les mêmes que ceux-ci ! Il faut mettre beaucoup de motivation, se battre les uns pour les autres, et conserver le même état d’esprit. Si on fait cela, je pense qu’on n’aura pas de soucis.

Vous avez perdu un joueur important de l’effectif, Christian Poulsen. Est-ce quelque chose que vous appréhendez ?

Non. Il est inutile de parler de ceux qui ne sont pas là. Sinon en cas de défaite samedi, on aurait dit « il nous manque untel ou untel ». D’autres sont arrivés. Il faut faire avec les joueurs qu’on a. Peut-être que d’autres arriveront plus tard, et si ce n’est pas le cas, on se battra avec notre effectif. Il ne faut pas vivre avec le passé. On respecte les choix des uns et des autres. Ce n’est pas fini, peut-être reviendra-t-il plus tard, mais nous n’en savons rien. Il ya des personnes au club dont c’est le métier. Nous on se concentre sur le terrain, et c’est déjà assez compliqué.

Propos recueillis, à Amphion, par Flo.N. – Crédit photos : Jean-Pierre Garel